Systèmes d'information en santé

SIS

Le terme de système d'information en santé (SIS) fait référence à toutes les applications numériques permettant la gestion des données de santé d'un usager. Il recouvre ainsi, par exemple :

  • les systèmes d'information hospitaliers (SIH) mis en œuvre dans les établissements de santé ;

  • le dossier usager informatisé (DUI) déployé dans le secteur médicosocial ;

  • les systèmes de gestion de laboratoire (SGL ou SIL) utilisé dans les laboratoire de biologie médicale ;

  • les systèmes d'information en radiologie (SIR), utilisant le plus souvent l'acronyme anglais RIS (Radiology information system), et d'archivage numérique de l'imagerie médicale ou PACS (Picture archiving and communication system) ;

  • les logiciels de gestion de cabinet (LGC) des professionnels de santé ;

  • les applications d'e-santé partagées telles que le dossier médical partagé (DMP), le dossier pharmaceutique (DP) qui ont vocation à être réunies en 2022 dans Mon espace santé...

Fonctionnalités

Un SIS permet d'enregistrer des données administratives et médicales, de les traiter, d'échanger ou partager en toute sécurité les informations utiles à la prise en charge d'un usager et d'assurer son suivi. Il intègre la facturation des soins mais aussi le pilotage médico-économique de la structure. Les SIS participent à la production de données qui permettent d'évaluer la santé de la population et favorisent la prise de décisions en matière de santé publique.

En fonction de ses objectifs, un SIS intègre de façon plus ou moins développée un certain nombre de fonctionnalités permettant la gestion :

  • des identités numériques ;

  • des informations et références administratives (venues, données de facturation...);

  • des données de santé (antécédents, données de prise en charge, archivage...) ;

  • de la traçabilité des accès et modifications ;

  • les données statistiques utiles aux bilans médico-administratifs...

Il peut si besoin apporter une aide en termes de :

  • prise de rendez-vous ;

  • prescriptions ;

  • réalisation des courriers et comptes-rendus ;

  • d'échange et de partage des données...


Le dénominateur commun de tous les SIS est l'identité numérique de l'usager. Les bonnes pratiques d'identification sont le garant de la sécurité des échanges d'informations et donc de la confiance dans l'utilisation du numérique en santé.

Interopérabilité

Les applications numériques utilisées doivent être conformes aux référentiels d'interopérabilité et de sécurité élaborés au niveau national pour le traitement de ces données, leur conservation sur support informatique et leur transmission par voie électronique (Article L1110-4-1 du Code de la santé publique).

Comme chaque application logicielle manipule et range les données de façon différente, il est nécessaire  de définir des normes d'interopérabilité qui permettent d'échanger des données entre elles. En France, il existe un cadre d’interopérabilité des SIS (CI-SIS) qui définit les règles techniques et sémantiques à utiliser pour l’échange et le partage des données. Il s’appuie sur un certain nombre de normes et standards internationaux comme HL7, IHE, DICOM ou encore HPRIM…

L'interopérabilité participe de l'urbanisation des systèmes d'information en santé.

Etapes de mise en oeuvre de l'INS dans le SI

L'ANS publie sur son site G_NIUS, à destination des éditeurs, les étapes de mises en oeuvre de l'INS pour un logiciel référentiel d'identités.

Les étapes de mise en oeuvre pour une struture sont rappelées dans une page dédiée de ce site.

 

Page mise à jour le 13/07/2021